Le dispositif en deux minutes
D'où vient la prime, et pourquoi elle existe
Les Certificats d'Économies d'Énergie (CEE) sont un dispositif national créé par la loi POPE de 2005. Le principe : l'État impose aux fournisseurs d'énergie — les « obligés » — des objectifs chiffrés d'économies d'énergie. Pour les atteindre, ces obligés (ou leurs délégataires) financent des opérations d'efficacité énergétique chez les particuliers et les professionnels, en échange de certificats qui prouvent les économies réalisées.
Le séchage solaire coche toutes les cases du dispositif : chaque kWh de gaz, de fioul ou d'électricité que votre séchoir remplace par l'énergie du soleil est une économie mesurable, certifiable, et donc finançable. Pour le séchage solaire des produits agricoles, c'est la fiche d'opération standardisée AGRI-EQ-110 qui encadre les exigences techniques et le calcul de la prime.
Concrètement pour vous : la prime ne sort ni de votre poche ni de celle de l'installateur. Elle est financée par les obligés, dans un cadre réglementaire contrôlé — avec des règles précises à respecter, dans le bon ordre. C'est justement l'objet de cette page.
La règle d'or : la demande CEE se fait AVANT la signature du devis
C'est le point que trop de professionnels découvrent trop tard. Pour que l'opération soit éligible, le rôle « actif et incitatif » de l'obligé ou de son délégataire doit être établi avant l'engagement de l'opération — donc avant la signature du devis et, a fortiori, avant tout début de travaux.
Un devis signé dans le mauvais ordre, et la prime est définitivement perdue, quel que soit le sérieux du projet. La bonne nouvelle : en suivant le parcours ci-dessous, cette question est réglée d'office — le cadre CEE est posé dès le départ, et chaque signature intervient au bon moment.
Le parcours complet
Les 6 étapes de votre projet, dans l'ordre
1
Pré-qualification : votre éligibilité en 2 minutes
Réponse sous 24 à 48 h ouvrées · sans engagement
Tout commence par quelques questions simples — le formulaire en ligne les pose une à une. Trois conditions structurent l'éligibilité :
- Une entreprise immatriculée (SIRET) : exploitation agricole, scierie, entreprise de travaux forestiers, tonnellerie, collectivité…
- Un bâtiment de séchage clos et couvert — existant, ou à créer : selon votre site, la structure de séchage peut être intégrée à l'opération financée, sous conditions d'éligibilité.
- La maîtrise du bâtiment : propriétaire, ou titulaire d'un bail longue durée.
Un conseiller vous rappelle avec une première réponse claire : éligible, éligible sous réserve d'un point à vérifier, ou non éligible — et pourquoi.
2
Étude et dimensionnement par le bureau d'études
Gratuite · adaptée à votre site
Un séchoir se dimensionne, il ne se devine pas. Le bureau d'études analyse votre configuration réelle : surface disponible pour les capteurs (toiture, mais aussi pose latérale, ombrière ou sol), volumes à sécher, nature du produit — bois, fourrage, plantes aromatiques — et climat local.
Vous recevez un avis technique concret : surface utile, nombre de kits recommandé, type de séchoir adapté (solaire ou hybride avec appoint). C'est cette étude qui garantit que le matériel proposé correspond aux exigences de la fiche AGRI-EQ-110 — et à vos besoins réels, ni plus, ni moins.
3
Devis et signature — avant travaux, avec l'obligé ou son délégataire
Devis sous 72 h · chiffres noir sur blanc
C'est l'étape charnière du dispositif. Vous recevez un devis écrit qui distingue clairement trois montants : le coût du matériel et de la pose, la part prise en charge par la prime CEE, et l'éventuel reste à charge selon votre configuration. La page prix du séchoir solaire professionnel détaille les lignes à comparer.
La contractualisation avec l'obligé ou son délégataire est établie avant tout début de travaux — c'est ce qui sécurise juridiquement votre prime. Vous signez en connaissance de cause, à tête reposée, une fois tous les chiffres en main. Rien ne démarre sans votre accord écrit.
4
Installation par des professionnels, avec du matériel neuf
Pose en 1 à 3 mois selon le chantier
Le dispositif CEE l'exige, et c'est une garantie pour vous : le matériel installé est neuf, et la pose est réalisée par des professionnels qualifiés. Capteurs, unité de ventilation, gaines de soufflage, régulation : chaque élément est posé selon les règles de l'art, sur la base de l'étude de dimensionnement.
- Chantier planifié avec vous : votre activité continue pendant la pose.
- Matériel fabriqué en France, certifié selon les référentiels en vigueur.
- À la fin des travaux, vous signez l'attestation de fin de chantier qui alimente le dossier CEE.
5
Contrôle sur site par un organisme accrédité COFRAC
Indépendant de l'installateur · obligatoire
Avant la validation du dossier, un organisme d'inspection accrédité COFRAC — indépendant de nous — se déplace sur votre site. Il vérifie la réalité et la conformité de l'installation : matériel neuf effectivement posé, bâtiment clos et couvert, cohérence entre le devis, la fiche d'opération et ce qui est installé.
Ce contrôle est une exigence du dispositif, et c'est votre meilleure protection : personne ne s'auto-évalue, et vous disposez d'une preuve écrite de conformité. Une installation bien menée passe ce contrôle sereinement — c'est précisément ce que garantit le respect des étapes précédentes.
6
Validation du dossier et versement de la prime
Après contrôle conforme
Une fois le rapport de contrôle conforme et le dossier complet (devis, attestation sur l'honneur, facture), l'obligé valide l'opération et les certificats sont délivrés. Sur l'offre standard, la part CEE est déduite directement du devis : vous n'avez pas eu à l'avancer. Dans le cas d'une prise en charge à 100 % — sous conditions d'éligibilité — l'opération se fait sans avance de trésorerie de votre part.
Votre séchoir est en service, contrôlé, et le financement est soldé. Il ne reste qu'à sécher.
Récapitulatif
Les règles qui conditionnent la prime
Quatre exigences reviennent tout au long du parcours. Les garder en tête, c'est sécuriser votre financement :
- L'antériorité de la demande : le cadre CEE est posé avant la signature du devis et avant tout début de travaux.
- Un bâtiment de séchage clos et couvert — existant, ou créé et intégré à l'opération, sous conditions d'éligibilité.
- Du matériel neuf, conforme aux exigences de la fiche d'opération standardisée.
- Une installation par des professionnels, suivie d'un contrôle sur site par un organisme accrédité COFRAC.
Questions fréquentes sur la procédure
Quand faut-il faire la demande de prime CEE ?
Avant de signer le devis des travaux. Le dispositif exige que le rôle incitatif de l'obligé ou de son délégataire soit établi avant l'engagement de l'opération : un devis signé trop tôt rend l'opération inéligible à la prime. C'est la raison pour laquelle le parcours commence toujours par la pré-qualification et l'étude, jamais par la signature.
Qui verse la prime CEE d'un séchoir solaire ?
Les fournisseurs d'énergie, dits « obligés », soumis par l'État à des objectifs d'économies d'énergie, ou leurs délégataires. La prime ne vient pas de l'installateur : elle est financée par le dispositif national des Certificats d'Économies d'Énergie, encadré par le ministère de la Transition énergétique.
Dois-je avancer le montant de la prime ?
Sur l'offre standard, la part prise en charge est déduite directement du devis : vous n'avancez pas la prime, et dans le cas d'une prise en charge à 100 % (sous conditions d'éligibilité), aucune avance de trésorerie n'est demandée. L'éventuel reste à charge, lié à votre configuration, est chiffré noir sur blanc dans le devis avant toute décision.
Que vérifie le contrôle COFRAC sur site ?
Un organisme d'inspection accrédité COFRAC, indépendant de l'installateur, se déplace sur votre site après les travaux. Il vérifie la réalité de l'installation, sa conformité au devis et aux exigences de la fiche d'opération : matériel neuf effectivement posé, bâtiment de séchage clos et couvert, cohérence des surfaces et des équipements. Son rapport conditionne la validation du dossier CEE.
Quels documents préparer pour le dossier CEE ?
Un extrait d'immatriculation (SIRET), un justificatif de maîtrise du bâtiment (titre de propriété ou bail longue durée), et les éléments décrivant votre site : surfaces disponibles, bâtiment existant ou à créer, volumes à sécher. Le devis, l'attestation sur l'honneur de fin de travaux et la facture complètent le dossier au fil des étapes — vous êtes guidé pour chacun.
La première étape prend 2 minutes et ne vous engage à rien : vérifiez votre éligibilité, un conseiller vous rappelle sous 24 à 48 h avec une réponse claire.
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