Exploitation céréalière, Gers (32)
- Configuration
- 6 kits
- Puissance thermique
- 1 137 kW
- Volume de certificats
- 132,6 GWh cumac
- Montant du devis
- 663 010,92 € TTC
- Part prise en charge
- couverte à 100 % par la prime CEE
- Reste à payer
- 0 €
Données officielles issues de la fiche AGRI-EQ-110, mises à jour en juillet 2026.
Cette page réunit, en un seul endroit, le barème officiel qui détermine la prime CEE d'un séchoir solaire de foin : les coefficients en kWh cumac par kilowatt thermique, leur variation selon la zone climatique et selon la filière, et leur traduction en primes indicatives, région par région. L'objectif est documentaire : donner des repères sourcés, pas une promesse chiffrée.
La prime n'est pas un forfait : elle se calcule sur la puissance thermique installée. La fiche d'opération standardisée AGRI-EQ-110 (version A38.1, durée de vie conventionnelle de 15 ans) fixe la formule suivante :
kWh cumac = montant unitaire (selon la zone climatique et la filière) × P
où P est la puissance thermique installée, exprimée en kilowatts (kW). Le montant unitaire dépend de deux paramètres : la zone climatique du site (H1, H2 ou H3) et la filière du produit séché (produits agricoles ou produits forestiers).
La prime en euros se déduit ensuite du volume de certificats : prime € ≈ (kWh cumac ÷ 1000) × prix du CEE. Le prix du CEE est un cours de marché, de l'ordre de 5 à 8 euros par MWh cumac mi-2026. Cet ordre de grandeur est daté et variable : il doit être recoupé au moment du dépôt du dossier.
Tous les montants présentés sur cette page sont indicatifs, calculés à partir du barème officiel, avant validation du dossier. Ils ne constituent ni une offre ni une garantie, et restent proposés sous réserve d'éligibilité, de dimensionnement et de validation technique et économique.
Deux configurations techniques coexistent dans la fiche AGRI-EQ-110, avec des coefficients distincts. Le premier tableau couvre le système complet neuf (séchage basse température, de 25 à 40 °C). Le second couvre la toiture solaire hybride couplée à une insufflation existante (séchage haute température, de 60 à 80 °C).
| Zone climatique | Produits agricoles | Produits forestiers |
|---|---|---|
| H1 (Nord, Est, montagne) | 42 700 | 102 600 |
| H2 (océanique) | 48 500 | 116 600 |
| H3 (méditerranéen) | 55 700 | 134 100 |
Source : fiche d'opération standardisée AGRI-EQ-110, version A38.1, tableau du système complet neuf.
| Zone climatique | Produits agricoles | Produits forestiers |
|---|---|---|
| H1 (Nord, Est, montagne) | 12 200 | 16 900 |
| H2 (océanique) | 13 900 | 19 300 |
| H3 (méditerranéen) | 17 400 | 24 100 |
Source : fiche d'opération standardisée AGRI-EQ-110, version A38.1, tableau de la toiture hybride couplée à une insufflation existante.
À la lecture des tableaux, un fait ressort : c'est la zone H3, au sud, qui porte le coefficient le plus élevé, et la zone H1, au nord, le plus bas. La logique est physique et non commerciale : plus un site est ensoleillé, plus le séchoir substitue d'énergie fossile ou électrique sur ses 15 ans de vie, donc plus le volume de kWh cumac est important. Le barème récompense l'énergie réellement économisée, et le sud en économise davantage.
Vérification croisée. Une installation forestière de 45 kW en zone H2 donne : 45 × 116 600 = 5 247 000 kWh cumac, soit 5 247 MWh cumac. À un prix de marché de 5 à 8 euros par MWh cumac, cela représente un ordre de grandeur d'environ 26 000 à 42 000 euros de prime indicative. Ce calcul illustre la mécanique du barème ; il ne préjuge pas d'un dossier réel, qui reste soumis à éligibilité, dimensionnement et validation technique et économique.
En appliquant la fourchette de marché de 5 à 8 euros par MWh cumac aux coefficients du système complet neuf (tableau A), on obtient les fourchettes indicatives suivantes, par kilowatt thermique installé.
| Zone | Filière agricole (foin, fourrage) | Filière forestière (bois) |
|---|---|---|
| H1 | 213 à 342 €/kW | 513 à 821 €/kW |
| H2 | 243 à 388 €/kW | 583 à 933 €/kW |
| H3 | 279 à 446 €/kW | 671 à 1 073 €/kW |
Fourchettes indicatives calculées à partir du barème officiel et d'un prix de marché du CEE daté (mi-2026), variable. À recouper au moment du dépôt. Sous réserve d'éligibilité, de dimensionnement et de validation technique et économique.
Les zones H1, H2 et H3 recouvrent des ensembles de départements. Une même région administrative peut chevaucher deux zones selon l'altitude : le tableau ci-dessous indique la zone dominante, à affiner site par site. La prime indicative agricole reprend les fourchettes du système complet neuf.
| Région | Zone dominante | Filière ou cheptel type | Contrainte AOP sur l'ensilage | Prime indicative agricole /kW | En savoir plus |
|---|---|---|---|---|---|
| Grand Est | H1 | Bovins lait et viande, ovins | AOP fromagères de l'Est limitant l'ensilage | 213 à 342 €/kW | Grand Est |
| Auvergne-Rhône-Alpes | H1 en montagne | Bovins lait de montagne | Beaufort, Abondance, Reblochon, Bleu du Vercors, Cantal : ensilage interdit ou limité | 213 à 342 €/kW | Auvergne-Rhône-Alpes |
| Bretagne et Pays de la Loire | H2 | Bovins lait, élevage herbager | Variable selon les cahiers des charges locaux | 243 à 388 €/kW | Bretagne et Pays de la Loire |
| Nouvelle-Aquitaine | H2 au nord, H3 au sud | Bovins, ovins, caprins, luzerne | Fromages fermiers et AOP caprines exigeant du foin | 243 à 446 €/kW | Nouvelle-Aquitaine |
| Occitanie | H3 en plaine, H1 en montagne | Ovins lait, bovins, foin de Crau au voisinage | Laguiole et AOP de l'Aubrac limitant l'ensilage | 279 à 446 €/kW | Occitanie |
| Provence-Alpes-Côte d'Azur | H3 | Ovins, bovins, foin de Crau | Foin AOP et cahiers des charges de qualité | 279 à 446 €/kW | Provence-Alpes-Côte d'Azur |
| Corse | H3 | Ovins et caprins lait | Brocciu et fromages fermiers valorisant le foin | 279 à 446 €/kW | Corse |
Zones dominantes indiquées à titre de repère : l'altitude d'un site peut le faire basculer d'une zone à l'autre. La zone exacte se confirme sur la commune, à l'étude. Pour la filière bois, voir la page dédiée au séchage solaire du bois et des plaquettes, dont les coefficients forestiers sont sensiblement plus élevés.
Un fait structurel explique l'intérêt du séchage en grange dans certains bassins : plusieurs cahiers des charges d'AOP fromagères interdisent ou limitent l'ensilage. C'est le cas, notamment, du Comté, du Morbier, du Beaufort, de l'Abondance, du Reblochon, du Bleu du Vercors, du Cantal, du Salers et du Laguiole. L'éleveur concerné ne peut donc pas se rabattre sur l'ensilage : il doit produire un foin de qualité, régulier et sain, tout au long de la saison.
Or ces zones AOP de montagne se situent surtout en zone H1, celle dont la prime par kilowatt est la plus basse. Il faut le dire honnêtement : dans ces bassins, le déclencheur du séchage solaire n'est pas le taux de la prime CEE, mais l'obligation de produire du foin imposée par le cahier des charges. La prime réduit le coût de l'équipement ; c'est la contrainte fromagère, elle, qui rend le séchage nécessaire.
Quand l'ensilage est proscrit, le foin séché en grange à température maîtrisée devient la voie pour sécuriser la ration et la qualité du lait destiné à l'AOP. Le séchage solaire, financé par le dispositif CEE au titre de la fiche AGRI-EQ-110, apporte l'énergie de séchage sans dépendre du soleil du champ ni de la météo de fenaison. La logique se lit aussi côté élevage sur la page dédiée à l'élevage, séchage du foin et autoconsommation. Chaque projet reste proposé sous réserve d'éligibilité, de dimensionnement et de validation technique et économique.
Pour illustrer l'ordre de grandeur du barème sur des projets complets, voici deux devis réels établis en juillet 2026, présentés de façon anonymisée (secteur et département seulement). Ce sont des devis, pas des réalisations livrées, proposés sous réserve d'éligibilité.
Devis réels établis en juillet 2026, anonymisés. Ce sont des devis, pas des réalisations livrées. Le dispositif CEE peut couvrir jusqu'à 100 % du matériel sur l'offre standard, sous conditions. Sous réserve d'éligibilité, de dimensionnement et de validation technique et économique.
Le barème est public et vérifiable : c'est la raison pour laquelle cette page cite ses coefficients à l'unité près, plutôt que d'annoncer une prime « type ». La valorisation, elle, dépend du marché au jour du dépôt.
Le barème donne la mécanique ; votre zone exacte et votre puissance se confirment à l'étude. La pré-étude part de vos données réelles :
Pour aller plus loin sur la logique de rentabilité, voir la page rentabilité du séchage de fourrage. Sur le parcours administratif de la prime, la page la prime CEE pas à pas détaille les six étapes, et la page cumul des CEE et des autres aides précise ce qui se combine. Toute estimation reste indicative, sous réserve d'éligibilité, de dimensionnement et de validation technique et économique.
Les coefficients en kWh cumac par kW sont fixés par la fiche AGRI-EQ-110 (version A38.1) et restent stables tant que la fiche n'est pas révisée. En revanche, la valorisation de ces certificats varie avec le marché des CEE : l'ordre de grandeur retenu ici, de 5 à 8 euros par MWh cumac mi-2026, doit être recoupé au moment du dépôt. Tout montant reste indicatif, sous réserve d'éligibilité, de dimensionnement et de validation technique et économique.
La fiche AGRI-EQ-110 vise des opérations professionnelles : exploitations agricoles, scieries, entreprises de travaux forestiers et structures immatriculées disposant d'un bâtiment de séchage. Un particulier, hors cadre professionnel, n'entre pas dans le périmètre de cette fiche. L'éligibilité se vérifie au cas par cas, sous réserve d'éligibilité, de dimensionnement et de validation technique et économique.
Le coefficient traduit l'énergie substituée par le solaire sur la durée de vie de quinze ans. Une zone plus ensoleillée, la H3 au sud, permet de substituer davantage d'énergie qu'une zone plus au nord, la H1. Le montant de cumac par kW est donc plus élevé en H3 qu'en H1. Ce n'est pas un choix commercial, mais la logique du calcul officiel.
Plusieurs cahiers des charges d'AOP fromagères de montagne, comme le Comté, le Morbier, le Beaufort, l'Abondance, le Reblochon, le Bleu du Vercors ou le Cantal, interdisent ou limitent l'ensilage. L'éleveur doit alors produire un foin de qualité, et le séchage en grange devient stratégique. Le séchage solaire, financé par le dispositif CEE, répond à cette contrainte, sous réserve d'éligibilité, de dimensionnement et de validation technique et économique.
Les séchoirs solaires présentés sur ce site sont dimensionnés, intégrés et financés via la fiche CEE AGRI-EQ-110 par MAYA SUN ENERGY (marque Accompagnement Transition énergétique), intégrateur français immatriculé au RCS de Paris sous le SIREN 981 562 127 : pré-étude par bureau d'études, matériel fabriqué en France et contrôle systématique par un organisme accrédité COFRAC avant versement de la prime.